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APÉRO CITOYEN : « La fraternité républicaine, un idéal à construire ? »

mardi 19 mars 2019
à 18 h 45

Avec la liberté et l’égalité, la fraternité est l’un pilier du triptyque républicain.Cependant, si les deux premiers concepts se traduisent par une réalité politique et juridique dans notre pays, on ne peut en dire autant de la fraternité qui fait ici figure de parent pauvre de la devise nationale.

Et pourtant, si la liberté et l’égalité se traduisent par une réalité juridique et politique, on ne peut en dire autant de cette fraternité qui fait figure de parent pauvre de la devise de notre pays. Sans doute est-ce dû au flou qui entoure cette notion qui, faute d’être clairement définie et également comprise par tous les citoyens, se voit souvent reléguée à la sphère privée, voire religieuse ou se cantonne à une simple résonance émotive, une intention louable ou une simple incantation rhétorique. L’erreur serait aussi de faire de la fraternité le synonyme de la solidarité, ainsi qu’en témoignait Bruno Mattéi : « La fraternité est une démarche qui nous met à l’épreuve de nous-mêmes. Elle nous met devant nos faibles capacités. On parle souvent de solidarité, mais c’est de la fraternité revue à la baisse. C’est pourquoi la fraternité doit s’apprendre. ». Ainsi que le rappelle le philosophe, la solidarité vise simplement à atténuer les injustices et les inégalités résultant d’une société républicaine libérale, productiviste et individualiste avec pour objectif la cohésion sociale, là où la fraternité s’apparente bien plus à un « impératif humaniste », l’élément sine qua non pour accomplir notre humanité dont Victor Hugo rappelle en ces termes la teneur dans Le Droit et la Loi (1875) : « La liberté, c’est le droit, l’égalité, c’est le fait, la fraternité, c’est le devoir. Tout l’homme est là… Les heureux doivent avoir pour malheur les malheureux ; l’égoïsme social est un commencement de sépulcre ; voulons-nous vivre, mêlons nos coeurs, et soyons l’immense genre humain…»

C’est d’ailleurs sous cette forme de devoir qu’on la trouve, dans l’article premier de la déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 : « Les hommes doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité ».

Cependant, ce devoir humaniste qu’est la fraternité ne peut s’imposer et encore moins se décréter à la différence de liberté et de l’égalité. Il peut cependant s’apprendre, et c’est là tout l’enjeu d’une société que l’on voudrait véritablement humaniste ainsi que le clamait Martin Luther King : « Ou bien nous apprendrons à vivre ensemble de façon fraternelle, ou bien nous périrons tous comme des idiots ».

La fraternité est-elle aujourd’hui plus qu’une bonne intention ornant le fronton de nos maires ? Pourrait-elle être traduite politiquement et comment ? Comment apprendre la fraternité et accomplir cet impératif humaniste ?

C’est à ces questions que nous vous invitons chaleureusement à réfléchir ensemble, à l’occasion de notre prochain apéro citoyen.

APÉRO CITOYEN : « La fraternité républicaine, un idéal à construire ? »

le mardi 19 mars 2019 à 18 h 45

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