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JOURNÉES NATIONALES D’ÉTUDES : le Laü reçoit la Fédération Française des M.J.C.

Depuis le début des années 60, la Fédération Française des Maisons des Jeunes et de la Culture organise annuellement des « Journées Nationales d’Etude » (JNE), où se réunissent directeurs et employés de ces structures pour réfléchir, échanger et dessiner des pistes d’actions futures sur un thème donné.

Avec pour thème central « La co-construction des politiques publiques : enjeux et mise en perspectives dans le réseau des MJC », pour cette édition 2019, c’est à Pau que ce sont réunis les représentants de la Fédération et leurs hôtes, accueillis au sein des trois M.J.C. de la ville, Berlioz, Les Fleurs et bien sûr Le Laü. Trois jours durant, au fil d’un programme très riche, des échanges de pratiques, réflexions et de formations ont conféré au rendez-vous une dimension très qualitative ainsi qu’en ont témoigné ses participants, notamment au cours de la conférence de presse qui clôturait la rencontre. 

 

Implication des partenaires institutionnels.

Heureuse conjecture quant au thème retenu pour cette édition 2019, puisqu’il fait pleinement écho à la politique municipale en direction de la jeunesse, qu’elle s’efforce de co-construire avec les acteurs locaux du territoire, notamment les M.J.C., ainsi qu’en témoignait l’adjointe au Maire, Clarisse JOHNSON-LE LOHER : « Avant l’été ce sont en effet tenues, les Assises de l’Enfance et de la Jeunesse afin de dégager ensemble les grands axes de notre politique publique avec ces partenaires, qui connaissent le mieux la jeunesse. C’est un travail qui durera tout 2020, nous sommes en train de préparer ensemble l’acte 2 de cette co-construction. Les grands axes seront ainsi dévoilés dans environ un an ».

Gérard ABONNEAU Président de la Fédération, soulignait la logique de projet sur laquelle chaque M.J.C fonde la construction de son action, en cohérence avec les enjeux de son territoire, ce qui se traduit par des identités fortes pour chaque entité : « le Laü, les Fleurs et Berlioz sont trois belles maisons avec des projets de nature très différente. » Si les partenariats inter M.J.C. ne sont pas nouveaux, il faut ici saluer l’implication des pouvoirs publics et le désir réel d’assoir une cohérence dans l’action et la recherche de direction commune fédératrice. Les objectifs de ces journées d’étude et de la construction d’une dynamique participative pérenne avec les M.J.C. du territoire répondent à plusieurs objectifs, ainsi que le pose la ville de Pau sur son site officiel : Après une première journée qui a rassemblé, le 1er septembre dernier, l’ensemble des acteurs locaux œuvrant auprès des jeunes, une seconde phase s’ouvre désormais avec un travail en direction des jeunes de l’agglomération paloise. L’objectif est de favoriser leur participation active à la définition des politiques publiques qui les concernent. Ainsi, un groupe de suivi est mis en place prochainement. Il associera très étroitement le monde de l’entreprise, la ville de Pau et les MJC du territoire. Ces rencontres nationales des MJC alimenteront les réflexions et devraient permettre de : créer une synergie entre les différents acteurs de la jeunesse et mieux les reconnaître, revisiter collectivement les modes d’intervention de chacun en direction de la jeunesse, redéfinir la politique publique en direction de la jeunesse co-construite avec les partenaires associatifs, l’Etat (Education nationale) et les collectivités locales.

Mathieu LAUTIER, directeur du Laü, nous parlait récemment des enjeux liés à la restructuration du projet associatif du Laü (http://www.mjcdulau.fr/2019-10/association-education-populaire-et-citoyennete/) : « nous sommes en train de restructurer notre projet associatif. La demande repose à la base sur la création d’un « simple » outil de gestion, permettant l’évaluation objective des finances, de façon « technocratique ». Mais, en suivant les principes de l’Éducation Populaire, nous ajoutons à cette demande de création d’un outil de référence, deux dimensions, à travers lesquelles nous nous définissons, comme collectif d’Éducation Populaire.

La première repose sur la démarche elle-même, une démarche interne de dynamique collective, mobilisant tous les représentants des entités et projets singuliers évoluant à l’intérieur de notre maison pour affirmer le Laü comme un acteur collectif à part entière. Dans une entité par essence plurielle comme la nôtre, cela se traduit par un processus long et complexe mais c’est précisément cet exercice qui confère le sens de son action à notre structure, et lui permet de s’affirmer comme acteur, aux couleurs de l’Éducation Populaire.

La seconde dimension est directement liée au résultat de cette démarche, à savoir une légitimité à être reconnu dans l’espace institutionnel où se jouent des décisions touchant nos champs (la jeunesse et la culture au sens large). On s’octroie cette reconnaissance par notre démarche et demandons en retour une reconnaissance de notre forme d’expertise sur notre territoire. »

Deux aspects mettant en exergue les enjeux internes liés à l’écriture du projet associatif du Laü mais dont Mathieu LAUTIER nous rappelle la pertinence dans d’autres domaines, notamment au sein de la politique participative entamée avec la ville de Pau. Bien qu’elles ne relèvent pas de la même échelle, les co-constructions de politique, qu’elles soient internes au Laü ou qu’elles concernent le territoire et tous ses acteurs, partagent bien des enjeux. Les connaissances tirées de ces expérimentations peuvent enrichir l’un ou l’autre des processus de co-constructions entamés.

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